Natachouille


   Age : 17 Inscrit le : 05 Mar 2006 Messages : 1245 Mangas préférés : Ghost in the shell, Enfer¶dis, Death Note, Bleach, Air Gear,
| Sujet: Musique japonaise Jeu 6 Juil - 16:15 | |
| Comme dans beaucoup de domaines au Japon, le paysage musical japonais est marqué par de très forts contrastes. Il suffit de regarder les charts télévisés des meilleures ventes de musiques pour voir s'entre-mêler des chanteurs de musique traditionnelle en kimono et de jeunes idoles au look totalement extravagant, ou encore des rockers en vêtements sombres et des rappers en streatwear. L'industrie musicale japonaise est la seconde plus dynamique au monde, juste derrière les États-Unis. Et pourtant, la musique nippone s'exporte peu en-dehors de ses frontières, tout juste si les artistes se déplacent dans d'autres pays d'Asie.
Les deux genres dominants sont la Jpop et le J-Rock. Mais les courants musicaux sont aussi nombreux sinon plus qu'en Occident, et on peut aussi bien trouver des artistes de musique urbaine (rap, hip hop, etc.), de la musique électronique, etc. A noter également l'existence d'un courant quasiment typique nommé le Visual Kei ou visual rock, un peu tombé en désuétude actuellement mais qui a connu de grandes heures pendant les précédentes décennies, et aujourd'hui particulièrement populaire auprès des fans étrangers. Il existe également un circuit indies (par opposition aux majors ou grandes maisons de disques) sur lequel se produisent plus souvent des artistes ou groupes de rock, rock alternatif, et autres courants underground.
Le classement des meilleures ventes s'appelle l'Oricon et se calcule à la fois quotidiennement et hebdomadairement. Vous trouverez ci-dessous quelques uns des artistes qui y ont leurs entrées. _________________

Nata[CHOU]uille.______L'espionne russe aliénée au grand coeur * |
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Natachouille


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| Sujet: Re: Musique japonaise Jeu 6 Juil - 16:54 | |
| Les instruments de musique traditionnels japonais sont généralement d'origine chinoise :
Biwa
 Le biwa est un instrument de musique traditionnel japonais à cordes, dérivé du pipa chinois. Sa forme rappelle celle du lac Biwa, plus grand lac du Japon.
Koto Le koto (筝 en japonais, ou 琴 en japonais classique) est un instrument de musique à cordes pincées utilisé en musique japonaise traditionnelle. Le koto est une longue cithare en forme de dragon tapi, mesurant environ 1,80 m de long et comptant 13 cordes. La caisse est traditionnellement fabriquée en bois de paulownia évidé, et le chevalet, en ivoire. Originaire de Chine (gŭzhēng), il fut introduit au Japon entre le VIIe et le VIIIe siècle, et était joué principalement à la cour impériale ; l'usage s'en est ensuite démocratisé. Le koto produit un son lyrique, comparable à celui d'une harpe. Parmi les musiciens représentatifs du koto, on trouve d'abord Kengyo Yatsuhashi (1614-1685, mort l'année de naissance de Jean-Sébastien Bach) ; puis Michio Miyagi (1894-1956, prononcé Miyagui). Miyagi a développé le koto au début du XXe siècle, important ce langage musical en Europe. Son œuvre Haru no umi (La mer du printemps, pour Koto et Shakuhachi) est la plus connue au monde parmi les œuvres jouées au koto. En France, la violoniste Renée Chemée a beaucoup apprécié et joué cette pièce, mais le koto y est plus représenté que le shakuhachi. De nos jours, il n'y a pas grand nombre de maîtres de koto à l'extérieur du Japon. Parmi ceux et celles qui ont réussis à atteindre ce niveau, on trouve Maître Linda Kako Caplan, représentante unique au Canada (pendant plus de vingt ans) de l'école de koto Chikushi . Aujourd'hui, on trouve également des kotos avec davantage de cordes : jyûsitigen (17 cordes) ; nijyûgen (20 cordes) ; nijyûgogen (25 cordes) ; sanjyûgen (30 cordes) ; sanjyûnigen (32 cordes). En japonais le mot gen (prononcé guén) signifie corde(s), et les noms des instruments indiquent le nombre de cordes qu'on trouvera sur chaque style de koto. Le jyûsitigen a été créé par Miyagi : cet instrument est maintenant populaire. Récemment, le nijyûgen est aussi devenu de plus en plus connu : il a été créé par maître de koto Keiko Nosaka et il est utilisé par beaucoup de compositeurs (non seulement japonais) de musique contemporaine. Il existait aussi le hatijyûgen (80 cordes) créé par Miyagi, mais il n'avait jamais existé qu'un seul exemplaire de cet instrument et personne ne le joue aujourd'hui.
Shakuhachi
 Le Shakuhachi (尺八) est une flûte droite à embouchure libre en bambou d'origine japonaise. Évoquant la nature, elle est très utilisée en musique traditionnelle. Le Japonais Yoshikazu Iwamoto en est un des meilleurs interprètes. Le shakuhachi a également été utilisé par des compositeurs contemporains tels que Toru Takemitsu.
Descripion Le nom Le terme shakuhachi signifie « 1,8 pieds », désignant la taille de l'instrument. Il s'agit du composé de deux kanjis japonais : -尺, shaku est une unité de mesure d'environ 30,3 centimètres, divisée en dix sous-unités. - 八, hachi désigne le nombre huit, ici les huit dixièmes de pied. L'ensemble se lit donc comme « un pied et huit dixièmes », à peu près 55 centimètres, ce qui est la longueur la plus répandue du shakuhachi. En pratique, on en trouve de 1,3 shaku à 3,3 shaku, du plus aigu au plus grave.
Jeu Un joueur de flûte à bec souffle dans un bec rigide qui conduit l'air dans un sifflet, ce qui ne lui confère qu'un contrôle limité sur la hauteur du son. Le joueur de shakuhachi souffle dans son instrument comme on soufflerait dans le goulot d'une bouteille vide. L'embouchure du shakuhachi présente également un rebord aiguisé, permettant au joueur de contrôler très finement la hauteur du son.
Au niveau du doigté, l'intrument présente cinq trous, accordés selon le système pentatonique, sans demi-tons. Toutefois, l'instrumentiste peut jouer sur la puissance et la direction de son souffle ainsi que sur le degré d'obturation des trous pour modifier le son d'un ton complet, parfois plus.
De ce fait, il s'agit d'un instrument très versatile. Traditionnellement associé au koto et au shamisen dans le cadre des musiques du Bunraku (théâtre de marionnettes), il dépasse aujourd'hui le cadre des arts traditionnels japonais pour être utilisé en jazz ou en musique contemporaine.
Matériaux Le shakuhachi est usuellement taillée dans une tige de bambou.
Histoire La flûte de bambou arriva au Japon depuis la Chine et la Corée. Toutefois, le shakuhachi porprement dit est nettement distinct de ses ancètres continentaux, résultat de plusieurs siècles d'évolution au Japon.
Au Moyen-Âge, le shakuhachi fut associé à la secte Fuke du bouddhisme zen, dont les moines, komuso, utilisaient le shakuhachi comme aide à la méditation. Leurs mélodies (honkyoku) suivaient le rythme de la respiration du moine et constituaient autant un support de méditation qu'une musique.
Sous le shogunat Tokugawa, les voyages étaient vus avec méfiance par le pouvoir. La secte Fuke parvint néanmoins à obtenir une exemption du fait de leur statut de moines mendiants itinérants. Les moines parvinrent même à convaincre le shôgun de leur accorder l'exclusivité de l'utilisation de cet instrument hors des théâtres. En échange, les moines renseignaient le shôgunat, qui de son côté utilisait la tenue des moines, une robe noire et un chapeau tressé couvrant le visage, pour ses propres espions.
La crainte de ces espions du pouvoir central fit que certaines pièces de honkyoku furent utilisées en guise de test. Si un moine suspect parvenait à les exécuter, il était probablement ce qu'il prétendait. Sinon, il s'agissait sans doute d'un espion, qui pouvait alors craindre pour sa vie. Cet usage contribua certainement à l'excellence technique qui fit la répuation de la secte Fuke.
La Restauration Meiji (1868), conduisit à l'abolition de la secte Fuke, suspecte d'entretenir trop de relations avec le shôgunat. La pratique du shakuhachi faut ainsi interdite pendant quelques années. Si les laïcs, qui pouvaient utiliser d'autres instruments pentatoniques, en souffrirent peu, le répertoire des honkyoku fut en majorité perdu à cette époque. Quand la pratique du shakuhachi fut à nouveau autorisée, ce fut sous condition qu'il s'agisse d'un ensemble, avec koto et shamisen, à l'image des accompagnements de kabuki et de bunraku. Il fallut attendre encore plusieurs années avant que le jeu solo en public soit à nouveau autorisé.
Enregistrements Véritable shakuhachi Il existe une abondance d'enregistrements contemporains, particulièrement chez les éditeurs japonais. Les genres essentiels sont le honkyoku, solo traditionnel, le sankyoku, ensemble avec koto et shamisen et le shinkyoku, musique comtemporaine pour ensemble de shakuhachi et koto. Le shakuhachi est également employé dans les ensembles de musiques du monde.
Shakuhachi et synthétiseurs Durant les années 1980, l'apparition du synthétiseur popularisa le son du shakuhachi celui-ci était en effet proposé parmi les instruments par défaut sur les synthétiseurs de fabrication japonaise.
Anecdotes Au Japon, le shakuhachi est joué presque exclusivement par les hommes. Incidemment, l'expression jouer du shakuhachi peut s'utiliser avec une connotation sexuelle.
Shamisen Le shamisen (三味線, les 3 cordes parfumées) est un instrument de musique traditionnel à cordes utilisé en musique japonaise. Le shamisen est un instrument d'origine chinoise (le sanxian) qui fut introduit dans l'île d'Okinawa au milieu du XVIe siècle et utilisé dans la musique populaire. C'est au début de la période Edo (1603-1868) qu'il fit son apparition dans les autres îles de l'archipel japonais. Il est utilisé avec des voix dans les chants populaires et comme instrument soliste ou d'ensemble (comme dans les orchestres de kabuki). Il devient l'instrument de prédilection des geisha. Le shamisen est une sorte de luth (de 1,10m à 1,40m) à caisse de résonance carrée traditionnellement construite en bois de santal et recouverte de peau de chat ou de chien. Il possède trois cordes (d'où son nom, trois cordes du goût) de soie ou de nylon. À l'instar du banjo, on joue du shamisen à l'aide d'un plectre en ivoire ou en bois appelé bachi (撥). D'ailleurs on donne parfois au shamisen le nom de banjo japonais. La musique traditionnelle au shamisen intercale au milieu de la mélodie de longs silences qui donnent d'autant plus de force aux notes. Des musiciens contemporains, comme les Yoshida Kyodai, utilisent le shamisen pour produire des musiques très rythmées plus proches de ses origines okinawaïennes. Le shamisen d'Okinawa est traditionnellement recouvert de peau de serpent et est nommé Jabisen (蛇皮線).
Taiko
 Le Wadaiko ou tambour japonais (de Wa : Japonais et Taiko ou daiko : tambour), est associé depuis longtemps à l'histoire du Japon.
On en trouve déjà des traces au VIe siècle dans les sépultures sous tumulus (Kofun) sur le pourtour et au sommet desquelles certains haniwa, sorte de figurines anthropomorphes en terre cuite, sont représentées un tambour à la main.
À cette époque, plusieurs instruments de musique sont introduits au Japon au cours d'échanges avec d'autres pays de l'Asie de l'Est. Entre le Ve et le VIIe siècle, des musiciens originaires de la péninsule coréenne se rendent au Japon pour y pratiquer leur art.
En 752, lors de la cérémonie d'ouverture des yeux de la statue de Bouddha du Temple Todaiji à Nara, de nombreux musiciens, en provenance de divers pays d'Asie, se réunissent pour exécuter un grand concert de célébration. Grâce au développement du nô au Moyen Âge et du kabuki à l'époque d'Edo (1603 - 1868), le taiko s'est également développé puisqu'il accompagnait les représentations.
Le Taiko s'est également développé sous le patronage des grands temples bouddhistes du pays. Ils diffèrent selon les régions du Japon dont ils accompagnent les cérémonies et autres manifestations populaires.
Ces derniers temps, le wadaiko est de nouveau à la mode. De nombreux groupes ont été fondés et combinent différents tambours. Ils se produisent tant au Japon qu'à l'étranger. _________________

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